L'avènement d'Hyrkul

Toi qui t'apprête à lire cette histoire, prend garde !

Tu ferais bien de revêtir ton plus beau Slip du capitaine Chafer avant d'entreprendre cette lecture. Car une fois les premiers paragraphes parcourus, il ne sera plus temps d'arrêter ! Quand au Slip susmentionné, tu pourras toujours décider de t'y accrocher, car personne ne t'entendra crier !! Dernier conseil d'ami, évite de souiller ledit Slip, car tu risques d'attirer les Mamas Bworks, ou pire de tâter de l'os d'un Chafer enamouré !

Ne franchie ces lignes qu'en ton âme et conscience !

Bref, l'histoire s'est passée il y à longtemps... tout semblait assez paisible alors. Paysans et berger d'Amakna n'avait à se méfier que du Mulou, voire du Prespic...
Ces prédateurs naturels qui leur volaient quelques Bouftous et saccageait leur champs à l'occasion...
Les bergers fécas des environs, lassés par les méfait des bestioles, s'étaient organisés en petite troupe armées. Lukryh Leuk était l'un de ces fécas. Jeune et intrépide, il n'avait pas son pareil pour traquer les Milimulous lors des battues vengeresses. <>, telle était sa devise.
Mais les terres pacifiques du Monde furent bien vite envahies par des créatures bien plus inquiétantes que les Mulous. Pour preuve, nombres de pieds de paysans furent foulés pendant cette période, et parfois les têtes de paysans foulaient le sol elles aussi (mais c'était autrement plus douloureux).

Oncques ne vit-on créatures si terrifiante en Amakna, et les paysans mouillaient le fond de leurs culottes...Djaul, le serviteur de Rushu et gardien du mois de Descendre, était l'une de ces créatures. Il arpentait le Monde, et venait parfois rôder dans le village d'Amakna. A son air, on voyait bien qui était tout sauf bien attentionné : cornes plantées dans le crânes, yeux rouges, sabots fourchus, et une haleine à faire défaillir une pucelle.
De nombreuses érections se produisirent alors, je veux parler des temples qui furent bâtis à cette époques, et les oraisons jaculatoires se multiplièrent : tous les fidèles des dieux souhaitaient contrebalancer le pouvoir grandissant de Djaul. Le Monde devait vivre sous l'égide des dieux, quoique Djaul et Rushu puissent en penser ! Mais la puissance spirituelle des temples n'était pas suffisante...

Ces heures qui s'écoulaient dans la peur étaient maudites et Xélor le savait ! Le dieu désigna Menalt le centaure pour étre le commandeur d'un nouvel ordre chevaleresque. L'Ordre fut placé sous la protections d'un des dragons d'Osamodes, Hélioboros le blanc. Le dragon le baptisa <> et octroya à Menalt la faculté d'utiliser la foudre blanche. Ses chevaliers durent chargés de la surveillance des temples, des routes et des chemins. L'Ordre compta bientôt parmi ses recrues des dizaines de nouveaux chevaliers, preux et loyaux. Tous ne pouvait pourtant pas prétendre à ce statut. En effet, le commandeur Menalt avait décrété que seul un acte de bravoure permettrait d'être adouber chevalier de l'Ordre.

Entre-temps, Lukryh Leuke, le jeune berger féca, était devenu un chasseur célèbre pour ses traques dans à travers tout Amakna;
Il s'attaquait aux monstres les plus puissants qui eut un écho retentissant : Lukryh, en gage de sa bravoure, avait promis à Menalt de lui ramener un trophée exceptionnel. Il s'enfonça dans les forêts profondes du Sud pour ne jamais reparaître...*
Toi qui es parvenue jusque ici, tu en sait assez lu sur Lukryh.

*Tous pensèrent que le jeune homme, qui aurait fait un chevalier remarquable, fut la victime d'une des créatures de Djaul, mais personne ne put en apporter la preuve...
Les recherches pour le retrouver durèrent des mois. Les chevaliers s'enfoncèrent loin dans les terres du Sud. Et c'est dans l'une d'elles que les chevaliers repérèrent la ville de Brâkmar, et il surent d'emblée que cette ville était imprégnée d'effluves démoniaques.
Pour le contrer, Jiva, Pouchecot et Menalt incitèrent les fidèles à édifier Bonta, qui serait un rempart contre les démons. L'Ordre du Coeur Vaillant devenu le bras armé de Bonta, protégeait la cité des harcèlement brâkmariens, avec hardiesse et vaillance.

Jusqu'à ce jour d'automne appelé L'Aurore Pourpre...

Ce qui suit est une vison qui m'ai parvenue après que j'ai fini la rédaction de ce livre... J'ai sans doute écris sous la dictée d'un esprit, peut être même est ce l'âme d'Hyrkul qui a écris ces lignes et non moi...Un jour, quelqu'un pourra certifier que cela n'est pas une chimère, ni le fruit de mon imagination, mais la réelle et très vrai histoire de Luhkry...

Je laisse donc la parole à celui que j'appellerais désormais l'esprit de Luhkry

Une présence maléfique s'était manifestée depuis quelques temps en Amakna. Les bergers fécas étaient inquiets. Au petit matin, on retrouvait des dizaines de bêtes, parfois des troupeaux entiers, amorphes, les yeux vidés de toutes émotions. Pourtant, les nuits étaient silencieuses, et rien ne trahissait une quelconque agitation. Les chevaliers de l'Ordre multipliaient les patrouilles, armés et vigilants.
Ce matin là, j'avais fais le tour des enclos comme à mon habitude.Arrivé près de mon troupeau, je vis mes bouftous, tous tournés dans la même direction, vers la forêt. Raides et immobiles. Je sentis la rage monter en moi. Une piste fraiche menait à la forêt. C'était la première fois que <> laissait des empreintes. Je souris : une telle erreur allait être fatale à <>.
Je suivais une piste depuis un moment déjà lorsque j'arrivais à la lisière de la forêt des Abraknydes. Je m'engageais sur le sentier principal. L'herbe était flétrie, et à mesure que j'avançais, l'odeur d'humus devenais entêtante. Fréquemment, des arbustes s'accrochaient à mes vêtements, m'empêchant d'avancer. Au détour du chemin, je vis une trouée dans les arbres. Je quittais le sentier pour m'y rendre afin de me repérer. A chaque pas, il me semblait que la trouée se reculait, toujours plus loin.
J'étais fatigué. Je m'embourbais progressivement dans une terre toujours plus boueuse. La vermine y grouillait, des vers s'enroulaient autour de mes chevilles, et la nuit tomba, des voix dans ma tête se mirent à murmurer.
Hyrkul ? Quel était ce nom ? J'étais à bout de forces. Je vis s'élever devant moi une silhouette en lambeaux. C'était une fantôme, une âme ailée qui semblait pareille à un dragon noir. Le souffle cour, elle dit :
Je vais...te donner plus de pouvoir...que tu n'en rêveras jamais...Tu seras un seigneur de guerre...Mais...en contrepartie, je serais avec toi, chaque jour...chaque nuit...
Les mots tourbillonnaient dans ma tête. Je m'évanouis.

Luhkry était mort. Hyrkul était né.

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